Diane Ducruet Art works
Diane Ducruet // Photography

Mother & Daughter

2001 - 9 Silver Gelatin Prints - 16x16 cm

At the circus, nobody lies. Things are used not to fall, felins are clenching their jaws likes mens are, women are smiling in trapezoids, nobody seduces, they all know that between life and death one’s needs to fight while laughing ? Here a grey background to lean the world against, as at Nadar’s. An ordinary floor to make fun of gravity. These are the accessories of the show where mother and daughterare exerting theirselves not to suit. Feelings and winks are staying outside, in magazines where old and new virgins are chating in color on beauty receipies, love philter, males and dollar’s value. Unusual gestures are telling, without any title, that they are linked by the belly, the original shout, by the head, legs and orifices…In detail one’s sees what kind of strange chinch means that life is in motion. That time manage everything, from the self-effacing of the one to the self-assertion of the other.That the relationship is even more fascinationg when they are not talking and not looking at each other…That a third character is directiong the scene, coming from the first age, primate, reptile, fsh,…stil active fossile fish. Outside, the blinking of eyelids, personnal hygienes, parisian’s perfumes, erotogenic thongs, photographers of charms, can snuff, splitted like graves at the pèere Lachaise’s…One’s can see through the eyes of these illusionists that photographycan manage without lies and superfluity… that there are other appearances than appearances.The power of these 9 images, results not only in the shapes, but either in the empty spaces wich separate them. By the black areas, white or average, the light frey of the background goes up in the plane, poses become the word of a wizard’s text which throwin hell the astrologists of social and identity sense. The men, who will be abble to read, will finally consider that women are feared neither by god or devil when you let them in peace. 

Milou about « Mother & Daughter », 2004 Translation Matthew-Douglas Kay​​

Lentos Kunst Museum in Linz – View from he show 

 

Texte « Mère et fille » en français

Au cirque on ne ment pas. Les cuisses servent à ne pas tomber, les fauves serrent les dents comme les hommes, les femmes sourient dans les trapèzes, personne ne séduit, ils savent qu’entre vie et mort il faut se battre en riant. Ici, une toile grise pour s’adosser au monde comme chez Nadar, un plancher ordinaire pour se moquer de la pesanteur, tels sont les accessoires de ce numéro où la fille et la mère s’exercent à ne pas plaire. Les sentiments et les oeillades sont restés dehors, dans des magazines où d’anciennes et de nouvelles vierges papotent en couleur sur les recettes de beauté, les philtres d’amour, les mâles, le cours du dollar..Des gestes inhabituels disent sans légende qu’elles sont liées par le ventre, les cris originels, la tête, les jambes et les orifices… Dans le détail on voit quel étrange corps à corps signifie que la vie se déplace… Que le temps fait toute l’affaire, de l’effacement de l’une à l’affirmation de l’autre… Que la relation est encore plus fascinante quand elles ne se parlent et ne se regardent pas… Qu’un troisième personnage mène la danse, venu du fond des âges, primate, reptile, poisson… fossile encore actif. Dehors, les battements de paupières, les toilettes intimes, les parfums parisiens, les strings érogènes, les photographes de charme, peuvent crever, fendus comme les caveaux du Père Lachaise… On voit dans les yeux de ces deux illusionnistes que la photographie se passe fort bien du mensonge et du superflu… Qu’il y a d’autres apparences que les apparences… Le pouvoir de ces quinze images n’est pas seulement dans les formes, mais dans les vides qui les séparent. Par les plages noires, blanches ou moyennes, le gris clair du fond remonte dans le plan, les poses deviennent les mots d’un texte sorcier qui jette en enfer les astrologues du social et de l’identitaire. Les hommes qui sauront lire, verront enfin que les femmes ne craignent ni Dieu ni Diable quand on leur fiche la paix…

Milou sur « Mère & Fille», 2004